L’année 2019 ne restera pas dans les annales des thermes de Saujon. Contraints par l’ARS (Agence régionale de santé), le 25 octobre, de suspendre son activité pendant trois semaines, à la suite du décès d’une curiste parisienne de 46 ans atteinte de légionellose, l’établissement a finalement pu rouvrir ses portes alors que les prélèvements n'ont révélé aucune trace de la bactérie.
«Nous avons eu entre 4 400 et 4 500 curistes sur l’année 2019. Sans cette fermeture, on serait à 4 800. Alors que la hausse aurait pu se situer à + 8 % ou +9 %, elle est entre 1 et 2 %», assure le Dr Dubois, cité par nos confrères de Sud-Ouest. La page est donc tournée. Et le directeur des thermes annonce, dans la foulée, un projet d’agrandissement «à l’horizon 2022 ou 2023».
Une étude sur l’effet des cures sur le cerveau
«Il s’agit de séparer l’activité des thermes proprement dite avec celle de la remise en forme. Pour l’instant, nous ne disposons que d’une seule entrée commune. Notre volonté est de dissocier les deux espaces», explique-t-il au quotidien régional. Les activités de l’établissement s’articulent aujourd’hui autour de trois axes : la balnéothérapie, l’école thermale du stress et la remise en forme. «Ces trois variantes se marchent un peu sur les pieds», estime le Dr Dubois.
Autres projets : les études scientifiques, comme celle intitulée «Insulatop», qui vise à montrer qu’une cure thermale peut agir sur l’insula, une partie du cerveau dont on soupçonne l’implication dans la douleur et certaines émotions. D’autres recherches vont aussi être menées, notamment sur le sommeil avec l’étude «Somnotherm», ou encore le sevrage tabagique, dont le début est programmé pour 2021.
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