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Recul des cures thermales : le CNETh évoque des fermetures exceptionnelles

24/01/2020 | Thalassos & Thermes | Georges Margossian

Mis à jour le 25 janvier 2020. 

La fréquentation des cures thermales a baissé l’an dernier pour la seconde année consécutive, indique le CNETh. Selon le syndicat professionnel, ce recul est lié à la fermeture exceptionnelle de quatre établissements, dont celles de Brides-les-Bains et Bourbon-Lancy. 

Le thermalisme affiche des chiffres plutôt décevants pour 2019 avec 19 000 curistes de moins, soit une baisse de 3,22%. Ainsi, l’an dernier, 579 000 personnes ont suivi une cure thermale conventionnée par la Sécurité sociale (18 jours d'affilée, sur prescription médicale et pour le traitement d'une des 12 affections ou pathologies répertoriées), contre 598 000 en 2018, sur un parc total de 109 établissements. 

Pour le Conseil national des établissements thermaux (CNETh), ce recul n’affecte pas la bonne santé du secteur. «La principale explication est conjoncturelle : c'est la fermeture ponctuelle et exceptionnelle de quatre établissements thermaux», a expliqué à l'AFP Thierry Dubois, son président, à l'occasion du salon des Thermalies à Paris, qui se tient au Carrousel du Louvre jusqu’à dimanche.

Ces quatre établissements qui ont dû fermer pendant tout ou partie de la saison d'activité l'an passé sont Brides-les-Bains (12 000 curistes), en raison des travaux liés à la présence de bactéries dans certaines canalisations, Bourbon-Lancy (4 500), à cause d'un incendie, Lons-le-Saunier (1 800), qui réaménage son site, et les Eaux-Bonnes (1 000), dont l’espace thermoludique, «La Bulle», présente des problèmes de sécurité.

D’autres raisons sont aussi avancées par les professionnels. Comme l’an dernier, ils évoquent, notamment, la hausse de la CSG et de la CRDS pour certains revenus, notamment ceux des retraités. Selon le président du CNETh, cette décision a pu entraîner une baisse de pouvoir d'achat qui les a dissuadés de suivre une cure.  

Pour une cure thermale conventionnée, les soins sont remboursés à hauteur de 65%. Les frais de transport et d'hébergement peuvent être partiellement remboursés, à condition de ne pas dépasser des plafonds de ressources. «La majorité des curistes sont des retraités, avec une moyenne d'âge de 63/64 ans», rappelle Thierry Dubois.

Les grandes manœuvres des groupes thermaux 

Mais si la fréquentation recule, les investissements, eux, ne fléchissent pas, a souligné le président du CNETh. Le groupe France Thermes a investi une trentaine de millions dans le nouveau centre de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme), qui ouvrira ses portes le 27 avril. L’an dernier, il a mis la main sur la Compagnie de Vichy, et les Thermes de Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques) devraient bientôt rentrer dans son giron.

De son côté, Valvital va rouvrir la station de Santenay, unique station de Côte-d’Or, tablant sur une fréquentation annuelle de plus de 40 000 personnes, dont 3 000 curistes conventionnés. Le syndicat intercommunal SITHERE a aussi lancé un vaste programme de rénovation pour doubler la fréquentation de la station thermale ardéchoise de Vals-les-Bains, exploitée par le groupe Sodexo. Coût du projet : environ 15 millions d’euros. 

Outre son implication dans le Grand Nancy Thermal, Valvital a annoncé qu’il allait investir 16 millions d’euros dans les Thermes Chevalley d’Aix-les-Bains, qui accueillent chaque année plus de 25 000 curistes. D’autres investissements sont aussi prévus un peu partout en France, comme à Digne-les-Bains, où l’on envisage la construction d’un spa thermal et un espace aqualudique pour plus de 6 millions d’euros. Ou encore à Allègre-les-Fumades (Gard), avec un projet de plus de 24 millions d’eurosporté par le groupe dacquois Arenadour. 

Les professionnels parient sur l’essor d’un tourisme de santé dont ils seraient les principaux vecteurs. Des partenariats ont été lancés avec les élus locaux. Mais faute de véritable suivi statistique, le secteur a toujours du mal à évaluer son poids économique réel. Un argument de taille pour convaincre élus et ministres. C’est pourquoi le CNETh compte aussi mettre en place, pour la période 2020-2026, un «Observatoire de l'économie des stations thermales». 

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