La plus forte progression (+11%) concerne les établissements haut de gamme parisiens, suivi de ceux de la Côte d'Azur (+7%). A Paris, les nouveaux hôtels asiatiques « ont su créer un appel d'air et provoquer l'arrivée de nouvelles clientèles sans en prendre aux hôtels existants. », souligne Philippe Gauguier, directeur associé chez Deloitte. Ce sont d'ailleurs les palaces qui tirent les 4 sup/ 5 étoiles, car cette catégorie répond le mieux à la forte demande internationale, avec un taux d'occupation moyen de 75%.
En 2011, le marché 5 étoiles devrait encore bénéficier d'un taux de croissance soutenu en France, de l'ordre de 6 à 8%. Les 4 étoiles bénéficieront aussi de la reprise de l'activité, notamment dans les séminaires et les congrès, avec une progression
estimée de leur RevPar de 5 à 8%. Enfin, en ce qui concerne les 3 étoiles, plus centrés sur la clientèle française, Deloitte prévoit une poursuite de la reprise dans une fourchette comprise entre 5 et 9%, tablant sur un éventuel repli des clientèles traditionnelles de la Tunisie et d'Egypte vers des destinations plus sûres.
Si la reprise est significatives pour les catégories 3 à 5 étoiles, elle ne leur a toutefois pas permis de retrouver leurs résultats d'avant la crise, indique Deloitte avec une étude sur 2006/2010, qui montre un recul du haut de gamme sur cette période.