Ainsi le RevPAR (revenu par chambre disponible), indicateur phare du secteur, a progressé de 1,8% l’an dernier par rapport à 2018, tandis que les prix moyens étaient en légère hausse (+1,5%) et que la fréquentation restait stable (+0,2 point), détaille l'étude.
Différents évènements ont soutenu l'activité, tels que le Salon Sirha de la restauration et de l'hôtellerie qui a lieu tous les deux ans à Lyon, au mois de janvier, ou le salon aéronautique Airshow du Bourget en juin, «qui booste fortement l'hôtellerie francilienne». Autres événements favorables durant ce même mois : la Coupe du monde féminine de football et l'Armada de Rouen.
En revanche, l'activité de l'hôtellerie a pâti en début d'année du mouvement social des «gilets jaunes», qui a fait baisser la fréquentation «de 0,7 point au premier trimestre, et par un épisode de grève à la SNCF en mai et début juin». Quant aux «contestations du projet de réforme des retraites», elles «ont grandement impacté l'hôtellerie française dans son ensemble», selon MKG.
Hausse des indicateurs d'activité en décembre
A Paris, la fréquentation des hôtels (71,2%) «n'a pas retrouvé son niveau de 2017 (75,2%)», tandis qu'en province, «l'impact des gilets jaunes et de la grève des transports a également eu des répercussions, mais dans une moindre mesure», puisque le niveau de 2017 a été dépassé pour atteindre 52,7%.
Décembre affiche une hausse des indicateurs d'activité (+2,7% de RevPar en France), «mais cette hausse est à relativiser car la comparaison se fait par rapport à une période marquée (en 2018) par le début des manifestations des gilets jaunes», qui «avaient entraîné de nombreuses annulations dans les hôtels de la capitale».
Au niveau des régions, la Bretagne, l'Auvergne-Rhône-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur affichent des hausses de fréquentation comprises entre +1,2 point et +1,6 point, selon MKG, tandis que les Hauts-de-France et l'Ile-de-France sont les seules régions à afficher des évolutions négatives.
Avec l’AFP.