Pékin a confirmé lundi soir que la maladie était transmissible entre humains. La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ils peuvent provoquer des maladies bénignes chez l'homme (comme un rhume), mais aussi d'autres plus graves comme le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère).
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, pour sa part, que l'animal semble être «la source primaire la plus vraisemblable», avec «une transmission limitée d'humain à humain par contact étroit». Elle se réunira ce mercredi pour déterminer s'il convient de déclarer une «urgence de santé publique de portée internationale».
En attendant, Pékin a annoncé mardi qu'il classait l'épidémie dans la même catégorie que le Sras. L'isolement devient ainsi obligatoire pour les personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée. Des mesures de quarantaine peuvent être décrétées. La Chine avait recensé mardi 77 nouveaux cas, portant le total à près de 300, alors que 922 patients restaient en observation dans les hôpitaux chinois, selon les chiffres communiqués par les autorités sanitaires.
Chassé-croisé avant le Nouvel an chinois
De leur côté, les autorités thaïlandaises ont mis en place des détections thermiques obligatoires dans les aéroports de Bangkok, Chiang Mai, Phuket et Krabi, pour les passagers en provenance des zones chinoises à risques. Dans un communiqué, le ministre thaïlandais de la Santé, Anutin Charnvirakul, a annoncé que ces passagers étaient contrôlés «sans exception», et placés sous observation en quarantaine pendant 24 heures, s'ils présentaient des signes de fièvre.
La Thaïlande accueille à elle seule un quart des vols internationaux au départ de Wuhan, ville de 11 millions d'habitants où la maladie a été détectée pour la première fois en décembre sur un marché. A l'occasion du Nouvel An chinois, qui commence ce week-end, autour de 1 300 passagers devraient emprunter chaque jour ce trajet et le royaume tient à éviter tout risque d'épidémie alors que la saison touristique bat son plein.
A Hong Kong, les autorités se disent, elles aussi, en «alerte maximale», alors que l’aéroport de la ville, l'un des plus fréquentés du monde, procède déjà en temps normal au contrôle thermique de tous les passagers. Enfin, au Vietnam, le ministère de la Santé a proclamé un «risque d'infection élevé» et ordonné des contrôles renforcés à sa frontière nord, intense lieu de passage entre les deux pays.
Avec l’AFP.