«Le ralentissement est lié à la performance de l'économie mondiale, avec une croissance économique aux environs de 3%», a expliqué Sandra Carvao, responsable des tendances de marché à l'OMT, citant également «une incertitude assez forte liée au Brexit», la «faiblesse de l'économie allemande» et l'impact des «problèmes géopolitiques». La faillite retentissante du voyagiste britannique Thomas Cook a aussi contribué au ralentissement, selon l'OMT.
Sandra Carvao a toutefois relativisé l'importance du ralentissement, après deux ans de croissance «spectaculaire (...) bien supérieure à ce que l'on pouvait attendre». Selon elle, 2017 et 2018 «n'étaient pas des années de croissance normale (...). Nous revenons aux niveaux historiques de croissance du tourisme international», a-t-elle précisé.
Les régions les plus touchées par cette décélération sont l'Europe, où le nombre de touristes a progressé de 4% contre 6% en 2018, et l'Asie-Pacifique, (+5% contre +7% en 2018), où s'est fait sentir l'impact de la crise politique à Hong Kong. L'Afrique a également vu fortement ralentir les arrivées (+4% contre +9% en 2018).
France, Espagne et Etats-Unis en tête
En revanche, la croissance a été nourrie par la reprise au Moyen-Orient (+8% de touristes contre +3% en 2018), due notamment au plan ambitieux lancé par l'Arabie saoudite pour attirer les touristes étrangers. Les données d'arrivées par pays sont encore provisoires mais «en restant très prudents (...) nous ne nous attendons pas réellement à des changements dans le classement de l'an dernier», a souligné Sandra Carvao.
L'OMT a enregistré 1,5 milliard d'arrivées de touristes internationaux en 2019. La France, l'Espagne et les Etats-Unis devraient rester en tête des pays les plus visités, selon les données provisoires disponibles. En 2020, la croissance mondiale du nombre de touristes devrait rester du même ordre (3-4%).
Avec l’AFP.