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Nouvel an chinois : l’art des bâtons d'encens géants en Malaisie

23/01/2020 | Tourisme - Hôtellerie | Patrick Lee

 

En prévision des célébrations du Nouvel an chinois, qui se dérouleront le 25 janvier, les producteurs d’encens préparent des bâtons géants qui seront brûlés pour célébrer l’année du Rat. Une tradition qui fait encore vivre un artisanat ancestral. 

Pendant des mois, les artisans de Kubang Semang, ville du nord-ouest du pays, les confectionnent selon une méthode traditionnelle. Les bâtons, dont certains atteignent deux mètres, sont peints de couleurs vives et décorés suivant les motifs du zodiaque chinois, avant d'être livrés dans les magasins.

Les ventes s'accélèrent avant le Nouvel an lunaire quand les communautés chinoises et d'autres pays d'Asie allument ces bâtons d'encens qui se consument dans de grands nuages odorants au cours de cérémonies traditionnelles. Si la Malaisie est un pays en majorité musulman, elle abrite une importante communauté d'origine chinoise, et de nombreuses villes marqueront le Nouvel an lunaire qui tombe cette année le 25 janvier.

Le patron des ateliers faits de bois et de tôle ondulée, Ong Chin Chye, souligne que ses bâtons d'encens réalisés à la main sont bien plus beaux que ceux produits dans des usines. «Avec des machines, pensez-vous que l'on arriverait à faire de telles têtes de dragon ?», demande l'entrepreneur de 60 ans en désignant les têtes sculptées.

Les bâtons sont fait à partir de sciure de bois : un mélange de meranti, un bois dur local et de calambac, une résine odorante. La poudre est mélangée avec de l'eau pour donner une pâte permettant de former les bâtons. La nouvelle année sera celle du Rat, la première créature du zodiaque chinois qui en compte douze, mais les acheteurs sont peu demandeurs de bâtons à l'image du rongeur.

Un secteur en perte de vitesse

«Le gens ne veulent pas de rats qui volent la nourriture. On ne les aime pas», plaisante le patron. En revanche, les dragons, stars du zodiaque chinois, et symboles de force et de chance en Asie, sont toujours très appréciés. Les bâtons sont vendus entre 8 et 80 ringgits (1 et 17 euros) pièce, selon la qualité et leur taille. Outre le Nouvel an lunaire, l'atelier les fabrique aussi pour d'autres festivités.

Ong Chin Chye estime à une trentaine au maximum les fabriques traditionnelles de bâtons d'encens qui subsistent en Malaisie. Mais souligne que le secteur est en perte de vitesse ces dernières années. Les jeunes «ne veulent plus de ces emplois, c'est un travail difficile et il n'y a pas d'air conditionné». 

De nombreux bâtons d'encens vendus en Asie du Sud-Est sont aujourd'hui importés de Chine. En Malaisie, plus de 60% des 32 millions d'habitants sont des musulmans d'ethnie malaise. Mais environ un quart de la population est d'origine chinoise, et le pays abrite aussi une importante minorité originaire d'Inde.

Source : AFP.

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