«Ce plan devrait générer une trésorerie de 350 millions d'euros d'ici trois ans. Ce n'est pas uniquement un plan d'économies, il faut vraiment donner une impulsion au groupe, le remettre sur les rails de manière pérenne», a indiqué mercredi le directeur général du numéro un européen des résidences de loisirs.
Dans les comptes, la nouvelle stratégie devrait d’abord se traduire par un plan d'économies de 50 millions d'euros d'ici 2024. Sur un effectif total 12 850 salariés, le groupe annonce que 220 postes vont être supprimés au siège, «dont 40 sont déjà vacants. La majorité sera en France et le reste en Hollande».
Le groupe est déjà sous le coup d'un plan de transformation lancé en novembre 2019 par Olivier Brémond, fils du président-fondateur Gérard Brémond, qui n'est cependant resté qu'une année au poste de directeur général, après avoir mené toute sa carrière dans la production audiovisuelle. Il est depuis passé dans la holding familiale du groupe.
Son successeur depuis septembre, Yann Caillère, dont le projet stratégique à horizon 2024 a été baptisé «Change Up», veut «aller très vite». «Le constat était qu'on perdait de l'argent de manière récurrente, et je trouvais aussi que l'organisation n'était pas assez agile et manquait de sens des responsabilités», met en avant cet homme de 66 ans qui a occupé des postes de direction dans plusieurs grands groupes du secteur tourisme, comme Accor, Louvre Hotels, ou encore Disneyland Resort Paris.
«Comment on va y arriver ? Je change l'organisation complètement en créant une holding, légère, et sept ‘business lines’ autonomes avec chacune un patron et un projet» pour les activités Tourisme, soit Center Parcs, Pierre et Vacances, Pierre et Vacances Espagne, Maeva.com, Adagio, Senioriales, et enfin la gestion du patrimoine, détaille le directeur général.
Montée en gamme des résidences
A contrario, l'activité Immobilier du groupe – «qui nous a causé beaucoup de problèmes ces dernières années» - sera «co-gérée entre Gérard Brémond et moi», précise-t-il. En termes de stratégie, le groupe va miser sur la montée en gamme des résidences Pierre et Vacances et des domaines Center Parcs.
Il veut aussi «optimiser l'existant», et va ainsi sortir de l'offre Pierre et Vacances en 2020 une résidence à Cannes et une autre à Deauville - jugées peu rentables - pour les intégrer à son catalogue Maeva.com, afin d'avoir une commercialisation «où on n'a pas de risques financiers», indique Yann Caillère.
Le groupe ambitionne aussi un développement «ciblé», pour mieux se concentrer sur la destination Montagne pour sa marque Pierre et Vacances «et revenir à son ADN», ainsi que sur l'Europe du Nord concernant les Center Parcs, notamment l'Allemagne où quatre nouveaux domaines sont prévus à l'horizon 2025.
Il veut aussi séduire la clientèle Millennials avec un «nouveau produit, hybride résidence-hôtel», lancé sous une nouvelle marque et dont le premier établissement devrait voir le jour à Avoriaz en 2022. Enfin, Pierre et Vacances, fondé en 1967, a annoncé qu'il avait lancé une étude pour «un nouveau nom du groupe», qui pourrait intervenir «avant fin 2020».
Avec l’AFP.
SUR LE MÊME SUJET
→ Un ancien d'Accor nommé directeur général de Pierre et Vacances