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Premier constat : avec plus de 76 500 activités, dont environ 15 000 hors salons, le secteur commence à souffrir d'une concurrence accrue. Sur certaines zones géographiques, il existe même une « véritable saturation », souligne la FNC. Du côté de la demande, la crise favorise les arbitrages budgétaires. Les consommateurs se montrent plus exigeants et zappeurs. Ils espacent aussi leurs visites dans les salons de coiffure. Autant d'éléments qui pèsent aujourd'hui sur ces activités, fragilisées par le contexte économique. Crise et concurrence ont un impact sur le chiffre d'affaires. « Depuis quatre ans, le marché de la coiffure a du mal à maintenir un rythme de croissance correct. », rappelle la FNC, qui reprend les données de l'INSEE pour 2011 : une baisse de 1,8% en volume et un maintien en valeur de 0,1% du chiffre d'affaires du secteur. L'an passé, plus de 7 518 fermetures d'entreprises ont été enregistrées, soit une progression de 12,6% par rapport à 2010. La tendance est aussi à la réduction de l'effectif salarié. La Fédération constate une perte d'environ 3 600 postes salariés depuis deux ans (sur environ 110 000). Les effectifs moyens par salons employeurs sont passés de 3,01 en 2006 à 2,8 en 2010. Par ailleurs, la part des établissements sans salarié progresse vite depuis la création du nouveau régime de l'auto-entreprenariat (à peu près 10 000), note la FNC. Aujourd'hui, 48% des activités de coiffure ne comptent aucun salarié. Enfin, la Fédération cite les résultats de l'enquête BMO 2012 (Besoin de main d'œuvre) : près de 62% des projets de recrutement sont jugés difficile par les employeurs, contre 51% dans l'enquête de l'année dernière. Des chiffres qui révèlent une inadéquation entre les demandeurs d'emploi inscrits en coiffure et leur employabilité. Plus de 35 000 jeunes suivent actuellement une formation.
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