
Depuis neuf ans, tous les métiers de l’artisanat se mobilisent chaque année pour ce prix national, qui récompense l’innovation sous toutes ses formes, technologique, stratégique, managériale ou commerciale. L’occasion, pour ce secteur aux 300 professions - dont l’esthétique et la coiffure -, de faire reconnaître sa richesse et son dynamisme économique.
D’autant que la sélection est rude pour parvenir à la finale, dont la cérémonie de remise des prix aura lieu le 8 décembre à la salle Wagram, à Paris. Au départ, 2 000 candidatures venant de toute la France sont examinées au départ par des jurys locaux. A l’arrivée, seuls 20 artisans parviennent à se faire auditionner par un jury national, composé des Chambres des métiers et de l’artisanat, des Banques Populaires, de l’UPA, de journalistes et d’experts de l’innovation.
La « barbière de Paris » est devenue une référence
Cette année, parmi les neuf lauréats récompensés, on notera la présence de Sarah Daniel-Hamizi, décrochant le prix «stratégie globale d’innovation», dont Profession bien-être avait déjà annoncé la nomination en septembre. C’est l’une des rares femmes à exercer une spécialité très masculine, l’art de sculpter la barbe. Et, visiblement, cela ne lui a pas trop mal réussi, puisque celle qui se fait appeler «la barbière de Paris» est devenue aujourd’hui une référence dans la profession, avec bientôt trois salons parisiens et toujours une longueur d’avance pour étoffer sa carte de soins : rasage à la vapeur, étude morphologique, maquillage de barbe, lissage, etc.
Tous les noms des lauréats ne sont pas encore connus. Celui du prix «Coup de cœur» du public sera dévoilé le 8 décembre. Les internautes avaient jusqu’au 6 décembre, à minuit, pour choisir leur candidat favori.
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