
Retour aux sources, donc, pour cet événement qui a connu une destinée plutôt chaotique depuis sa création en 2000. Récompensant des créateurs prestigieux tels que Jean Guichard, Francis Kurkdjian, Maurice Roucel, Alberto Morillas, Jacques Cavallier ou Sophie Labbé, le prix a été créé en 2000 par le petit-fils de l’industriel, Henry Coty, puis, après sa mort, il est renommé «prix international du parfum». La cérémonie annuelle quitte alors l’ancienne résidence du célèbre parfumeur, le château d’Artigny (Indre-et-Loire), pour Chartres, fief de la Cosmetic Valley, avant de s’interrompre pendant sept ans.
L’an dernier, c’est au tour de sa petite-fille, Véronique, qui a pris le nom de son grand-père maternel, de reprendre le flambeau familial. Elle relance l’association François Coty avec son mari, Nicolas Gandilhon, puis remet sur pied l’organisation du prix pour 2018. «Le prix a gardé sa vocation d’origine, celle de distinguer un univers olfactif fort doté d’une grande maîtrise technique tout en célébrant la mémoire et le génie de François Coty», annonce un communiqué publié lundi, qui présente également les sept membres du jury.
Il s’agit de Jean Guichard, parfumeur et directeur de l’école de parfumerie Givaudan, Laurence Férat, journaliste, Anne Devroye, ancienne conservatrice des musées Jakovsky et d’art naïf de Nice, Mathilde Le Chatelier, secrétaire générale de l'association François Coty, Caroline Furstoss, chef-sommelière de Jean-François Piège, Erik Halley, créateur de bijoux uniques, et Daniel Molière, parfumeur et osmothécaire. Le nom du douzième lauréat sera révélé le 3 décembre, au cours d’une cérémonie au château d’Artigny.