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« Le seul tourisme de bien-être n’est pas suffisant pour attirer le public »

2/10/2019 | Salons & Events | Siska von Saxenburg

Marseille, championne du zen ? La cité phocéenne s’est, en effet, fortement impliquée lors du Week-end mondial du bien-être (21-22 septembre). Entretien avec Dominique Vlasto, adjointe au maire chargée du tourisme, à l’origine de cette mobilisation locale.

DOMINIQUE VLASTO MARSEILLEProfession bien-être : Vous vous êtes engagée avec enthousiasme dans ce projet. Pourquoi cet intérêt ? 

Dominique Vlasto : Cela fait des années que je me préoccupe du bien-être des habitants de Marseille. Avant d’être en charge du tourisme, des congrès et des fêtes, j’ai été déléguée au permis de construire et au droit des sols. Je conseillais aux concepteurs d’hôtels et d’immeubles de bureaux de prévoir des espaces de détente. Même dans le cas de rénovation d’immeubles anciens, on peut toujours prévoir un espace pour faire une salle de sports ou un espace pour pratiquer des gymnastiques douces. Marseille est une ville verte, il y a énormément de jardins et de parcs, où l’on peut pratiquer des activités de détente. 

Êtes-vous satisfaite de la participation ?

Franchement, oui, compte tenu du peu de temps que nous avons eu. J’ai été avertie très tardivement de l’événement, grâce à Géraldine Leduc, la directrice de l’Anett, l’Association nationale des élus des territoires touristiques. J’ai trouvé l’idée pertinente et j’ai embrayé tout de suite. C’est exactement l’axe sur lequel nous voulons communiquer pour Marseille. 

Nous n’avons donc réuni, cette année que quarante partenaires, mais ils se sont vraiment impliqués. Et le public a suivi. J’ai vu de la fréquentation un peu partout. Malgré le temps, j’ai même assisté à un cours de yoga sous la pluie ! 

Certaines initiatives nous ont aussi donné l’envie de continuer. Par exemple, le beauty truck d’une esthéticienne dans un parc a eu énormément de succès. Nous allons passer un accord avec elle pour qu’elle puisse revenir une fois par mois, afin de donner aux femmes l’occasion de prendre soin d’elles sans se ruiner, car ses prestations sont très accessibles. 

Vous parliez de communication. Comment envisagez-vous d’y intégrer le bien-être ? 

Nous sommes en train de plancher sur une campagne de communication sur le thème «Zen à Marseille». La ville possède beaucoup d’atouts pour se positionner dans le bien-être. Nous avons la mer, des espaces verts un peu partout et la proximité des calanques. Il faut savoir que Marseille est une ville très étendue, sa superficie est bien supérieure à celle de Paris.

Certains quartiers résidentiels semblent figés dans le XIXème siècle, avec des villas cossues, d’autres sont très avant-gardistes, et la ville possède une activité économique intense. Nous bénéficions d’un passé architectural, d’une richesse culturelle et surtout d’un climat qui incite à la douceur et à la détente. Même lorsqu’on travaille beaucoup à Marseille, on a l’impression d’être un peu en vacances.

Que représente, pour vous, le tourisme de bien-être ?          

Difficile de nier la place qu’a prise le bien-être dans les attentes du public. Cette année, même la foire de Marseille proposait un espace bien-être ! Mais entendons-nous bien : je ne fais pas du tourisme de bien-être un tourisme particulier. Ce serait l’enfermer dans une cage. J’en fais un atout complémentaire pour toutes les formes de tourisme. Qu’il s’agisse de vacances familiales ou de voyages d’affaires.

Je ne pense pas que le seul tourisme de bien-être soit suffisant pour attirer le public. En revanche, si des activités de bien-être peuvent permettre de découvrir une ville de façon détendue, c’est un véritable atout. Le temps n’est plus où il fallait tout voir dans un minimum de temps. Ces voyages organisés-là ont vécu. Aujourd’hui, le touriste veut découvrir, être surpris, mais aussi choyé et bien accueilli. Et quoi de mieux qu’une activité de détente pour y parvenir ?

Les voyageurs d’affaires, eux aussi, apprécient de pouvoir disposer d’espaces de sport ou de bien-être, qu’il s’agisse de saunas, de hammams ou de services de barbiers. Dans les hôtels haut de gamme, les spas ont aujourd’hui autant de succès que les bars. Et ce n’est pas plus mal. 

Propos recueillis par Siska von Saxenburg

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