«Nous sommes tous des collégiennes suédoises», écrit avec un brin d’humour Marc-Antoine Jamet, dans un communiqué. Le président de la Cosmetic Valley fait allusion à la jeune activiste climatique Greta Thunberg, pour expliquer la thématique adoptée cette année. Lancé en 2015 par le pôle de compétitivité, l’événement a fait son chemin : 220 exposants, dont un quart d’étrangers, 5 000 visiteurs et plus de 80 innovations présentées cette année.
«Le pôle et ses adhérents peuvent agir sur toute sa chaîne de valeur, du sourcing éthique à l’éco-conception des produits, de la sauvegarde de l’agriculture à la prévention des pollutions, par la valorisation de l’économie circulaire, par la réduction de l’empreinte carbone, depuis la recherche de matières premières jusqu’à la distribution dans les magasins physiques, ou via les places digitales de marché», assure Marc-Antoine Jamet dans son communiqué.
Pour cette édition, qui démarre mercredi, Cosmetic 360 a donc construit son programme de conférences autour de l’innovation durable, c’est-à-dire la capacité des entreprises à innover sans impacter négativement les écosystèmes. Le salon mettra notamment en avant les démarches engagées par les entreprises du secteur, de la logistique au packaging, en passant par les ressources humaines.
Cette édition est aussi marquée par le retour du verre, comme le montrera une nouvelle zone d’animation, qui regroupera tous les acteurs de la Glass Vallée présentant leur démarche RSE. On trouvera encore de nouvelles approches avec la zone Cosmétopée, sponsorisée par Greentech, qui proposera une façon originale de pratiquer le sourcing de matières premières naturelles, tout en préservant la biodiversité.
L’espace TechCorner fera, quant à lui, la part belle aux technologies d’avenir. On notera, par exemple, une innovation surprenante, le PaperTouch. Conçu par le Laboratoire Génie des Procédés Papetiers (LGP2), à Grenoble, ce papier interactif, sensible au toucher et au souffle, permet de capter des données ou transmettre des informations.
Le « well-being » mis en avant cette année
Autre nouveauté : la thématique «well-being». «Deux tendances majeures structurent les attentes des consommateurs dont le comportement évolue : d’une part, le bien-être, avec un discours sur le corps et sur l’acceptation de soi, mais aussi la recherche d’une approche ‘holistique’ mêlant cosmétiques et alimentation ; d’autre part, de fortes et croissantes préoccupations liées à l’impact de l’environnement sur la peau», peut-on lire dans le communiqué du salon.
Associé à la notion de «beauté positive», le « well-being » intègre la clean beauty, la cosméceutique, le véganisme, des ingrédients utilisés dans l’Ayurveda, comme le haritaki (terminalia chebula), des extraits de plantes de l’Arctique aux vertus antioxydantes, voire des cosmétiques à base de CBD (extraits de cannabis), etc.
Enfin, comme chaque année, le salon est largement ouvert aux visiteurs étrangers et aux exposants internationaux. Pas moins de 50 pays seront présents, notamment à la convention annuelle du réseau de pôles cosmétiques Global Cosmetics Cluster. Le pays à l’honneur, pour cette édition, sera les Etats-Unis, qui exposeront sur le «UB Block». En vedette : les Indies Brands, l'Inclusive beauty, les cosmétiques à base de CBD et le Wellness à l’américaine.