Profession bien-être : Avec ce nouveau salon, qui se tiendra à Londres en octobre 2020, vous dépassez le stade du maquillage et vous intégrez tout le secteur cosmétique. Pourquoi cette évolution ?
Sandra Maguarian : Je ne pense pas que l’intérêt pour la «clean beauty» soit un effet de mode. C’est vraiment un mouvement de fond qui va de pair avec la slow food, et l’envie du public de consommer autrement, de façon plus raisonnée. Entre 2017 et 2018, ce segment a vu ses ventes augmenter de 42%. Et surtout, nous sommes à l’écoute de nos exposants et de nos visiteurs.
Dans quelques années, toute l’industrie cosmétique aura pris le virage. Les marques qui ne se seront pas adaptées vont éprouver des difficultés. Tous les grands groupes en sont conscients. La question s’est alors posée de savoir si nous allions créer à l’intérieur des salons MakeUp une partie «clean beauty», mais cela aurait ostracisé certains fabricants pas encore engagés dans cette démarche.
La demande actuelle justifie-t-elle la création d’un salon professionnel ?
Oui. C’est justement maintenant que l’existence d’un tel salon se justifie. A l’heure actuelle, la «clean beauty» n’a pas encore de véritable définition officielle. C’est le moment idéal pour créer une communauté de professionnels autour de cette thématique. Avec une formule identique à celle des salons MakeUp, à savoir des conférences d’experts, un espace exposition et des rencontres, nous espérons pouvoir faire progresser ce secteur rapidement.
Car ce ne sont pas les sujets de préoccupation qui manquent : les sujets abordés par les experts concerneront les nouveaux défis de la logistique et de la réglementation, les ingrédients à privilégier dans les produits de beauté, ou encore les réponses aux besoins des consommateurs en matière de transparence, de durabilité, de santé, de droits des animaux et de préservation de la nature.
Nous avons visiblement appuyé sur un point sensible, car nous sommes déjà submergés de demandes de participation, y compris de très grands groupes, alors que nous commençons à peine la commercialisation.
Vous êtes un organisateur français. Pourquoi avoir choisi Londres pour cette première édition ?
Bien que français, nous avons acquis une expérience internationale, avec nos déclinaisons de MakeUp In à l’étranger. Mais en fait, le choix de Londres s’est imposé assez naturellement. Le «healthy way of life», et donc la «clean beauty», sont des mouvements anglo-saxons au départ!
De plus, le Royaume-Uni est une sorte de point frontière vers l’Europe du Nord. Or, les Anglo-Saxons et les Scandinaves sont très en avance sur nous.
Clean beauty in London, les 12 et 13 octobre 2020, The Brewery, 52 Chiswell street, Londres.
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