L'apparence physique est devenue un capital précieux en ce début de siècle, aussi bien dans sa vie privée qu'au travail, et cela nous laisse augurer de beaux jours pour les métiers de la beauté.
Ne pas prononcer le mot « holistique » au moins dix fois dans la journée devient quasiment une faute professionnelle dans l'esthétique... Depuis cinq ans, il résume à lui seul les métiers de la beauté. Tout est désormais « holistique ». La prise en charge des clients, les soins corps, les soins visage, les produits cosmétiques, voire la décoration et les tenues vestimentaires ! Bref, du grec « holos » qui signifie « en entier », une démarche holistique implique une approche « globale » du client.
Concept marketing, pour les uns, puisé dans la vogue orientalisante du jour, besoin réel du consommateur, pour les autres... Toujours est-il que ses implications en termes de compétences et de formation du personnel sont bien réelles. Jusque-là, on allait chez le coiffeur pour se faire coiffer, chez l'esthéticienne, pour un soin visage ou une épilation, dans un institut ongulaire, pour une manucure ou la pose de faux ongles, mais l'arrivée des spas, qui tiennent un discours « réharmonisateur », change la donne.
Les métiers de la beauté exigent de la polyvalence
Aujourd'hui, les lieux de beauté mélangent les genres. Les salons de coiffure proposent des soins esthétiques et des soins corps, les instituts de beauté se lancent dans les manucures créatives, les soins capillaires et les modelages. C'est dire si les métiers de la beauté, toujours en demande de personnel, sont riches en débouchés divers.
Viennent s'ajouter, en effet, des postes de prothésiste ongulaire, de spécialistes en dermopigmentation ou d'esthéticienne à domicile. Là encore, la mode se fait sentir. Il y a cinq ans, les futures esthéticiennes choisissaient cette profession pour faire du maquillage. Aujourd'hui, c'est le spa, synonyme en France de luxe, calme et volupté, qui les attire.