
Le premier diplôme d’herboriste a été créé en 1778 par la faculté de médecine de Paris, mais la cohabitation avec les apothicaires a toujours été difficile. Le gouvernement de Vichy finira par le supprimer le 11 décembre 1941, confiant aux pharmaciens le monopole de la vente et du conseil en matière de plantes.
Grâce à une ordonnance du 1er septembre 1945, les diplômés en herboristerie (d’avant 1941) ont toutefois eu le droit d’exercer leur métier jusqu’à leur disparition. Mais leur formation, elle, avait disparu, remplacée par un enseignement intégré au cursus des pharmaciens. Depuis quelques années, il ne restait donc que quelques herboristes diplômés encore en exercice, mais, selon le journal La Croix, leur dernière représentante vient de décéder, à 97 ans, emportant avec elle le droit d'exercer.
«La France se trouve (…) dans une situation peu banale en Europe, puisque, dans de nombreux pays (Allemagne, Royaume-Unis, Belgique, Suisse), le métier d’herboriste est reconnu et encadré», rappelait, en septembre 2016, le sénateur LR Alain Houpert, dans une question écrite, demandant au ministre de la Santé, à l’époque Marisol Touraine, si elle envisageait de «relancer le diplôme d’herboriste». Question restée sans réponse.