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Elizabeth Mahaut : « Il faut se donner les moyens de faire carrière dans le bien-être »

15/07/2018 | Métiers de la beauté | Siska von Saxenburg

 

PIGIER CREATION CURSUS

ELISABETH MAHAUTINTERVIEW. A la tête des quatorze écoles Pigier création, qui vient d’ouvrir un nouveau cursus beauté, spa et bien-être, Elisabeth Mahaut revient sur les besoins d’un secteur en plein essor, qui affiche, selon elle, une croissance de 7% par an.  

Profession bien-être : Quel message avez-vous voulu faire passer avec votre nouveau slogan «Un(e) étudiant(e). Une pépite» ? Faire de vos futurs diplômés des candidats que tout le monde s'arrache ?

Elizabeth Mahaut :Oui, et pourquoi ne pas mettre la barre très haut ? Nous formons 2 000 élèves par an et affichons 83% de taux de réussite aux diplômes d'État. Pourquoi ne pas aller encore plus loin et faire des métiers de la beauté et du bien-être une carrière à part entière ?

Cela ne l'est pas encore ?

Non. C'est pourquoi j'ai mis en place un parcours très personnalisé, qui passe au départ par un entretien d'orientation. Je vois passer de tout, des parents qui sont totalement à côté de la plaque, quand ils ne sont pas hostiles à ce métier, des jeunes filles qui rêvent et n'ont aucune idée de la vraie réalité du métier. Notre entretien d'orientation est nécessaire pour définir le profil de compétence et le projet professionnel de l'élève : test en français, niveau de langues, culture générale. Tout joue. Ce n'est qu'après cet entretien que nous sommes en mesure de déterminer le cursus qui convient, qu'il s'agisse d'un cycle court ou long, d'une alternance, d'un cours du soir ou d'un mi-temps.

Il vous arrive de refuser des élèves ?

Oui, c'est arrivé. Pourquoi faire perdre du temps et de l'argent à quelqu'un ? C'est triste à dire, mais tout le monde n'est pas fait pour travailler dans le monde du luxe, qu'il s'agisse de beauté, de coiffure ou de spa. Ce n'est pas seulement une ignorance des codes, car, avec de la volonté, on peut apprendre les codes et les assimiler. D'ailleurs, nous sommes là pour ça.

Comment repérez-vous la bonne recrue ?

D'abord, il faut y croire. La motivation et l'envie constituent la moitié du chemin. Ensuite, il faut aimer l'humain.  Si vous n'avez pas d'empathie du tout et que vous n'aimez pas vous occuper des gens, il vaut mieux travailler dans un secteur qui exige moins de contacts avec les autres.  Et enfin, il faut savoir dire non. Dans ce secteur, à tous les niveaux, nous avons affaire à un métier de service. Cela ne veut pas dire tout accepter. L'idée, justement, c'est de leur donner tous les outils pour bien exercer leur futur métier, tout en se préservant.

Vous les encouragez à faire des études longues, avec vos bachelors et votre MBA?

Nous essayons surtout de repérer ceux ou celles qui ont l'étoffe pour aller loin. Mais il faut aussi se donner les moyens de faire carrière dans le bien-être. Il y aura toujours des élèves qui s'arrêteront au CAP. D'autres vont aller vers un BP ou un BTS. Et nous en voyons qui veulent poursuivre leurs études avec un bachelor (bac + 3) ou un MBA (bac +5). Les nôtres sont inscrits au RNCP de Niveau II pour les bachelors et niveau I pour le MBA. 

Vous avez rajouté cette année le domaine du spa.  Pour répondre à une demande ?  

Oui. D'après les chiffres que nous avons, le secteur de la beauté et du bien-être affiche 7% de croissance par an. Sans compter l'hôtellerie, qui s'équipe en spas et en centres de wellness. Voilà pourquoi nous avons conçu trois diplômes de spa : Spa praticien, CAP Esthétique Premium Spa et un Bachelor Spa Manager.

Vous semblez nourrir une certaine passion pour le chiffre trois…

Absolument ! Nos bachelors (au nombre de trois) sont des formations de trois ans, destinées à développer une triple compétence : managériale, commerciale et professionnelle. A l'issue de ces formations, l'élève pourra postuler à des postes de managers d'établissements, spa, centre de bien-être ou de remise en forme, responsable de marque, praticien spa, manager spa hôtelier ou urbain.

Un élève diplômé sera donc en mesure de diriger efficacement un spa ou un institut ?

La troisième année des bachelors, tout comme celle du MBA,  se passe en alternance, donc en immersion dans le monde professionnel. Nous multiplions tout au long de la formation les événements qui permettent aux élèves de se familiariser avec le secteur. Mais soyons francs : rien ne vaut l'expérience sur le terrain. Dans tous les cas, ils feront d'excellents spa managers adjoints avant de prendre les rênes à part entière.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg. 

 

 

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