
Il y a soixante-dix ans, la profession d’esthéticienne n’existe pas encore. Mais dans le monde entier, on reconnait déjà le savoir-faire à la française en matière de cosmétique et d’esthétique. C’est l’âge d’or des grandes pionnières, d’Ella Baché à Isabelle Lancray, de Nadia Payot à Maria Galland.
Moins connue du grand public, Françoise Morice, initialement masseuse-kinésithérapeute, aura parié la première sur la qualification professionnelle de ce métier en devenir. Avec René, son mari, elle va devenir une ambassadrice reconnue de l’esthétique à la française.
Elle codifie son enseignement avec des programmes si aboutis, que l’Education nationale les empruntera pour construire son référentiel de formations diplômantes. Elle sera aussi la première à créer des écoles à l’étranger, au Japon et en Serbie, qui fonctionnent toujours aujourd’hui.
Bien sûr, en 70 ans, le secteur a changé. L’e-beauté, la cosméceutique, la porosité entre secteur médical et esthétique, les nouvelles technologies, l’uberisation de certaines pratiques, la réglementation, les nouvelles normes… Autant de changements auxquels doivent faire face les nouvelles formations.
Passé aux mains d’Erick Euvrard et Pierre Macquet, en janvier 2017, l’établissement aborde un nouveau chapitre de son histoire. En s’adaptant aux nouvelles directions du secteur, il intègre de nouvelles formations destinées aux stylistes ongulaires, maquilleurs et techniciens spa. Il adopte aussi l’e-learning, pour offrir une préparation hybride au CAP, en combinant une formation théorique à distance et une formation pratique à l’école.
Les deux entrepreneurs détiennent deux autres écoles d’esthétiques : l’Ecole de Luca, à Lille, reprise en 2013, et l’ISFEC de Thionville (Moselle), rachetée en 2016. Les trois établissements ont déjà un point commun : ils revendiquent un taux de réussite aux examens de 92%, très supérieur au taux national (77%).

