
«Aujourd'hui, l'enjeu c'est plutôt d'arrêter de désespérer des dizaines de milliers d'excellents lycéens qui échouent à ce concours qui n'est que du bachotage et qui ne sélectionne pas forcément les compétences dont nous avons besoin en médecine», a souligné Agnès Buzyn, interrogée dimanche midi sur le plateau de l'émission Questions politiques.
«On va créer beaucoup de passerelles avec d'autres licences (...), par exemple de psychologie, de philosophie ou d'ingénieurs», avec l'ambition de «mixer les compétences et (d')avoir des médecins qui viennent d'horizons différents», a ajouté Agnès Buzyn.
Les modalité d’accès précisées avant Noël
«Nous avons besoin de diversifier les profils, nous ne voulons plus d'un médecin-type qui a juste été sélectionné sur un bachotage de maths et de physique» car «les métiers médicaux sont de plus en plus variés et vont se transformer», avec notamment l'arrivée de l'intelligence artificielle, a fait valoir la ministre.
Agnès Buzyn a évoqué la possibilité d'avoir «une année de rattrapage en biologie par exemple» pour ces étudiants venus d'autres licences, tout en gardant un socle commun d'«au moins quatre ans nécessaires autour de la pratique médicale» pour tous les étudiants en médecine. La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a dit vouloir préciser «d'ici Noël» les modalités d'accès aux futures études de santé.
Présenté mardi dernier par Emmanuel Macron, le plan santé prévoit la suppression du numerus clausus, qui limite le nombre d'étudiants admis en 2e année d'études de médecine, sages-femmes, dentaires ou de pharmacie, à partir de 2020, et donc, la fin du concours de première année.
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