Deux décrets et un arrêté viennent mettre en musique la réforme promise par Emmanuel Macron en septembre 2018 et ébauchée dans la loi santé promulguée fin juillet pour diversifier les profils des étudiants en santé. Dès la rentrée 2020, la première année commune aux études de santé (Paces) et son concours couperet seront supprimés, de même que le numerus clausus qui limite le nombre d'étudiants admis en deuxième année et que le président avait qualifié d’«absurdité» et de «gâchis», du fait des dizaines de milliers d'étudiants laissés chaque année sur le carreau.
A la place, «toutes les universités mettront en place de nouvelles modalités d'accès aux études de santé après une, deux ou trois années d'études supérieures», chaque étudiant pouvant «présenter sa candidature aux études de santé deux fois», précise le ministère de la Santé dans un communiqué. Les lycéens pourront ainsi s'orienter vers des licences de lettres, droit, chimie, économie... avec une option «accès santé» (L.AS). Ou se tourner d'emblée vers un parcours spécifique «accès santé» (PASS), avec une option d'une autre discipline (littérature, droit, langues...).
Sélection à partir des notes obtenues
La sélection en santé s'appuiera sur «les notes obtenues» lors de la formation et sur des «épreuves complémentaires, orales ou écrites» dont pourront être dispensés les étudiants aux notes supérieures à un seuil fixé par l'université. Ces différentes voies seront précisées par les facultés «sur Parcoursup, à partir du 20 décembre», selon le ministère de la Santé.
Au lieu de se conformer à un numerus clausus fixé nationalement, les universités pourront, en lien avec les agences régionales de Santé et en fonction des besoins des territoires, «définir le nombre d'étudiants» acceptés dans les différentes filières. En outre, pour les étudiants admis en Paces à la rentrée 2019, «des mesures transitoires» sont prévues pour leur donner la «possibilité» de redoubler et leur garantir «un contingent spécifique de places dans les formations de santé».
Avec l’AFP.
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