
Une nouvelle appli de soins à domicile, du type Simone ou Pop My Day ? Johanna Streiff s’en défend. «Même si ces applis font travailler des free-lance, la différence fondamentale, c’est que les clients, eux, appartiennent à l’appli. Chez nous, ils appartiennent aux free-lance, que nous appelons les Cabers», explique la créatrice.
Selon elle, les professionnels se heurtent toujours aux mêmes problèmes : l’optimisation du taux d’occupation et le recrutement. Pour mettre en relation la responsable d’un institut de beauté, dont la plupart des cabines sont vides, et une esthéticienne indépendante qui en cherche, Johanna a imaginé une plateforme automatisée.
Rentabiliser un espace vacant
L’idée, c’est de permettre aux professionnels de se débarrasser des taches administratives, mais aussi de se développer, tout en maitrisant leurs coûts. L’application permet de sélectionner un périmètre géographique, de s’installer à moindres frais et d’optimiser le temps de travail. Une communauté et un réseau social vient compléter son dispositif.
Côté institut, le propriétaire peut rentabiliser un espace vacant, rajouter une prestation supplémentaire sans investir. En fixant un prix de location aux Cabers, il renseigne la disponibilité de l’emplacement. Il peut aussi proposer des services additionnels, comme la fourniture du linge ou l’accueil téléphonique.
La formule a séduit les professionnels. Lancée à la rentrée 2017, l’entreprise a fédéré en six mois une centaine de professionnels. En décembre, elle a obtenu le Challenge Ambition’Elles, qui récompense depuis 2011 les talents féminins.